Viscère

Définition et enjeux

Toussaint Martin,  Nouvel abrégé des élémens de physiologie (1872)

“ On réserve le mot viscères pour désigner plus particulièrement, des parties du corps qui jouent un rôle dans la digestion, l'alimentation et la nutrition, l'estomac, le foie, la rate, les poumons, sont des organes, mais en même temps des viscères, puisqu'ils servent à la digestion et à la nutrition. Mais le mot viscère ne pourra jamais s'appliquer à l'œil, au cerveau, à l'oreille. Le cœur n'est pas un viscère.
(P. BÉRARD.)
ou le système artériel, si c'est l'ensemble des artères dont on veut parler, et ainsi de suite.
”
Source : Gallica

Joseph-Pierre Durand,  Le merveilleux scientifique (1894)

“ Les états morbides ou d' excitation de nos entrailles , je veux dire des viscères du thorax et de l' abdomen , ont chacun leur réaction psychique spéciale ; j' entends par là que chaque viscère particulier est en rapport sympathique avec une certaine faculté de l' âme , d' où il résulte que lorsqu' il est surexcité , la faculté psychique correspondante en éprouve le contre-coup sous la forme de sensation , d' émotion ou sentiment qui lui est propre . ”
Source : Gallica

Portrait de Alfred Fouillée Alfred Fouillée,  Revue des Deux Mondes

“ Au contraire, les sensations qui viennent de nos viscères, de nos organes nutritifs, de nos organes respiratoires, des troubles de la circulation, de la température, etc., ont un caractère en quelque sorte vital, puisqu’elles correspondent à l’exaltation ou à la dépression des fonctions mêmes de la vie. C’est pourquoi, dans les viscères, toute perturbation est grave : ils côtoient toujours la souffrance, nous ne prenons de chacun d’eux une conscience distincte et vive que par la douleur. ”
Source : Wikisource

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