Résumé

Portrait de Gérard d’Houville Gérard d’Houville Ô Rêve - Les Eaux douces du songe - Les Premiers Voyages

Ici l’on est heureux. C’est ici qu’on oublie.
C’est ici que l’amour habite et vous attend ;
Ici que, sans regret, sans douleur, sans envie,
L’âme se sent joyeuse en un beau corps content.
Femmes aux tendres yeux pleins de choses trop brèves,
Je cacherai vos fronts sous un tissu divin,
Et je vous donnerai l’éternité du rêve,
Que vos cœurs dévoilés n’avaient cherché qu’en vain.
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Portrait de Gérard d’Houville Gérard d’Houville Ô Rêve - Les Eaux douces du songe - Les Premiers Voyages

Pose un instant ton aile ainsi qu’un grand baiser.
Je ne t’ai jamais vu, mon rêve, et j’imagine
Une immense douceur à tes yeux inconnus ;
Mystérieux ami, que ta bouche divine
Me murmure des mots par moi seule entendus.
O cher rêve ! pourquoi tant d’espoir inutile
Et ces élans sans but, et ces heurts trop nombreux,
Contre la dure vie et le réel hostile ?
Et toujours ce désir, de vouloir être heureux !
Aucun plaisir pour moi n’est assez beau.
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Portrait de Gérard d’Houville Gérard d’Houville Ô Rêve - Les Eaux douces du songe - Les Premiers Voyages

Du rêve, ou de l’amour plus fugitif encor ;
N’abîme pas son aile. Il ne faut pas étendre
Au cercueil de cristal son immobile essor.
Et pour récompenser, ô sage, ton attente,
Devant ce papillon que tu pouvais saisir,
Déjà, d’une aile d’ombre et de parfums l’évente,
Le grand sphinx ténébreux de l’éternel désir.
CONSOLATION
Ne vous plaignez pas trop d’avoir un cœur très sombre,
Vos yeux seront plus beaux quand vous aurez pleuré.
Il naîtra de vos pleurs, il va croître à votre ombre
Quelque lys inconnu qu’on n’a pas respiré.
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