François Fertiault,
La Nuit du génie
“ Où l’homme de génie au cœur sent un orage. C’est l’âge où règne en lui ce tumulte confus D’inutiles efforts et de vœux superflus ; Où de vagues soucis son ame est agitée ; Où des rêves sans fin tourmentent sa pensée ; Où de son œil ardent, sans pouvoir le saisir, Il sonde et sonde encor le douteux avenir. Cet âge où bout la sève ; où, plein d’un feu qui couve, Comme un être sans but, il cherche sans qu’il trouve ; Cet âge où rien, enfin, n’est encor de ses mains Sorti, pour attester sa puissance aux humains. Il brûle. Il sent en lui qu’il a son œuvre à faire... ”
