Émile Deschamps,
Jubilé de Shakespeare
“ Qui rêve d’ennemis qu’il pourfend, de cruzades, De coutelas d’Espagne et de larges rasades ; Le tambour retentit, il s’éveille, et d’abord Jure, et prie en jurant toujours, puis se rendort. C’est Elle, c’est aussi la fée aventurière, Qui des chevaux, dans l’ombre, émiette la litière, Et dont elle aplatit et tresse avec douleur Les crins ensorcelés, présage de malheur ! C’est Elle enfin, dit-on, qui, dans un songe habille, Coiffe de fleurs, ramène au bal la jeune fille, Et lui fait entrevoir des mystères, qu’un jour, À son cœur ignorant dévoilera l’amour... ”
