Céline Arnauld

Céline Arnauld

Résumé

Portrait de Céline Arnauld Céline Arnauld La nuit pleure tout haut : poëme (1939)

Mais tu pleures, tes larmes s'envolent vers des sommets, deviennent un arc-en-ciel né des vapeurs de l'aube. Méfie-toi: quand le rêve nous abandonne, c'est la folie qui commence. Ecoute bien: les bras de la mère se sont allongés de l'océan jusqu'au ciel. Pour la rendre heureuse, elle posa son enfant visionnaire derrière les étoiles.
Source : Gallica

Portrait de Céline Arnauld Céline Arnauld La nuit pleure tout haut : poëme (1939)

Dans mes mains s'agite une colombe ; si la vie me quitte, on lui tord le cou.
Ma vie, qu'est-ce donc? Un diamant noir, un magnolia sauvage, un rêve d'où je sors tout éblouie. Une chanson où habitent les colombes ! Pourtant, moi qui connais la souffrance, d'où me vient ce cœur joyeux ?
L a Maison où l'on souffre pour échapper à la mort, arche éclatante de blancheur !
L 'Infirmière, une barque ; ses voiles flottent au vent, une tête de mouette s'agite fébrile ; dans son tablier d'émeraude nichent les étoiles.
La veilleuse ferme ses yeux de lune, éteint la pariade des vers luisants.
Source : Gallica

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