Anonyme - Léon Blum ?, VI. Les étoiles
“ Quand la terre était jeune, elle pensait avec affection, avec reconnaissance à l’Univers ; sa conscience était incomplète et fragile ; pour vivre, elle avait besoin du ciel, du soleil, des étoiles. Mais aujourd’hui, nous nous sommes tissés assez de soucis, d’ambitions et de désirs pour ne plus penser à autre chose. Tout ce qui est parvenu à la conscience s’isole ; et ainsi nous nous sommes séparés de l’univers. La science, l’argent, l’ambition, l’amour remplissent aisément la journée d’un homme, et sa pensée s’absorbe tout entière sur le gain qu’il suppute ou sur le plaisir qu’il espère. ”
