Anonyme - Léon Blum ?

Élements biographiques

Anonyme - Léon Blum ? VI. Les étoiles

Quand la terre était jeune, elle pensait avec affection, avec reconnaissance à l’Univers ; sa conscience était incomplète et fragile ; pour vivre, elle avait besoin du ciel, du soleil, des étoiles. Mais aujourd’hui, nous nous sommes tissés assez de soucis, d’ambitions et de désirs pour ne plus penser à autre chose. Tout ce qui est parvenu à la conscience s’isole ; et ainsi nous nous sommes séparés de l’univers. La science, l’argent, l’ambition, l’amour remplissent aisément la journée d’un homme, et sa pensée s’absorbe tout entière sur le gain qu’il suppute ou sur le plaisir qu’il espère.
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Anonyme - Léon Blum ? Nouvelles conversations avec Eckermann…

Sans doute l’émotion du beau ne se flétrira jamais sur cette terre. Mais ce n’est pas seulement pour les émotions qu’il nous procurait que nous avons cultivé et adoré l’art. C’est que nous sentions que le progrès de l’art était le progrès de la civilisation elle-même : c’est par là que nous tâtions le pouls de l’humanité. L’effort des artistes vers le beau et vers l’utile, la diffusion élargie de leur œuvre, l’efficacité de leur pensée étaient pour nous la plus juste mesure de l’activité humaine.
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Anonyme - Léon Blum ? Nouvelles Conversations avec Eckermann

C’est pourquoi je préfère mourir ici, dans la patrie que je me suis choisie, dans la maison que j’ai bâtie, au milieu des tableaux et des gravures que j’ai choisis moi-même, et non pas un aïeul plein de goût. Je mourrai fier de n’avoir jamais déposé dans le monde une pensée qui ne fût entièrement la mienne, et une vérité que je n’aie conçue de toute mon âme comme ma vérité. J’ai aimé le passé, j’ai cherché à le connaître et à le comprendre ; mais si la Nature est harmonieuse et régulière, elle veut enrichir toujours ses fins.
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