Francis Bacon,
Essais de morale et de politiqueChapitre XXXVIII
“ Mais le plus souvent la fortune de chaque individu est dans ses mains, comme l’a dit un poëte : chacun est l’artisan de sa propre fortune. Mais pour désigner plus précisément la principale et la plus puissante des causes dont nous avons fait l’énumération, disons hardiment que c’est la sottise de l’un qui fait la fortune de l’autre : et l’expérience prouve en effet que le moyen le plus sûr et le plus prompt pour faire fortune, est d’être toujours prêt à profiter des fautes d’autrui. ”
