Résumé

Jean-Robert Joubert A l'opinion publique, mémoire du capitaine Joubert… (1844)

L'emploi dépend du gouvernement qui peut, qui doit en disposer en toute liberté, je dirai même arbitrairement, par conséquent il est libre de placer ou de ne pas placer un officier en non activité ; et lors même qu'un Conseil d'enquête émettrait l'avis qu'un officier, dans cette position, est susceptible de reprendre de l'activité, l'administration peut toujours dire non; c'est son droit et la non activité peut se prolonger indéfiniment.
Source : Gallica

Jean-Robert Joubert A l'opinion publique, mémoire du capitaine Joubert… (1844)

D'accord , mais la réforme n'est que le résultat d'une décision royale ; et pourquoi le Roi ne pourrait-il pas , quand il lui plaît, modifier sa première décision par une décision moins rigoureuse ?
Enfin , ces mêmes oracles administratifs vont jusqu'à trouver singulier que le Roi ne fasse pas descendre sa clémence sur l'officier destitué. Les malheureux ne font pas attention que la destitution est une peine morale qui frappe et qui s'accomplit en un instant ; qui n'a aucune espèce de durée, qui est subie à la minute même où le jugement qui la prononce ne peut plus être attaqué par un pourvoi
Source : Gallica

Jean-Robert Joubert A l'opinion publique, mémoire du capitaine Joubert… (1844)

Je dois supposer que ce rapport ne m'était pas défavorable , car on ne m'en parla point et l'on ne répondit pas un mot à la question de savoir si le Roi n'a pas le droit de faire grâce à un officier placé, par mesure de discipline, dans la position de réforme. Je reçus les réponses banales auxquelles j'étais accoutumé et par lesquelles on me disait que la position de réforme était définitive, et que je ne pouvais pas être mis en non activité.
J'eus la preuve évidente alors, que la véritable question ne serait jamais soumise au Ministre. Je m'adressai au Roi lui-même
Source : Gallica

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