Résumé

Ange de Léon des Ormeaux A messieurs les représentants de l'Assemblée nationale… (1871)

L'armée, sortie des entrailles du peuple, en réflète les vices et les vertus. Pour faire une bonne armée, commençons donc par régénérer la nation elle-même. On ne peut se dissimuler que la France, énervée par les jouissances, déchirée par ses propres mains, et renonçant à la souveraineté héréditaire pour se lancer dans les dangers d'une souveraineté élective, est exposée à subir le sort de la Pologne si elle ne recouvre la foi, la discipline, et les nobles et austères vertus qui font la force des armées et assurent l'indépendance des États.
Source : Gallica

Ange de Léon des Ormeaux A messieurs les représentants de l'Assemblée nationale… (1871)

L'ennemi n'arrivera jamais sous les murs de Paris qu'après avoir détruit nos armées et anéanti nos forces, et sans que le plus grand désordre, suite de défaites successives, ne règne dans les choses et les esprits. Napoléon lui-même, en 1814 et 1815, avec les débris de ses troupes, l'épuisement de la France et les dissensions intestines qui n'eussent pas manqué de se produire autour de lui, n'eût pu, quoi qu'on en ait dit, résister derrière ces remparts à l'Europe coalisée, et sa résistance n'eût abouti alors qu'aux désastres dont nous venons d'être les malheureux témoins.
Source : Gallica

Ange de Léon des Ormeaux A messieurs les représentants de l'Assemblée nationale… (1871)

Ce fut un grand progrès pour la civilisation quand, il y a cinq siècles, on institua les armées permanentes pour combattre sur les frontières, et permettre aux populations civiles de continuer paisiblement, même pendant la guerre, leurs cultures et leurs industries. Mais voilà qu'au XIXe siècle nous revenons aux us des temps barbares. Tous les hommes seront armés de fusils comme le lion de ses ongles. L'Europe ne sera plus la patrie de la civilisation, elle ne sera plus qu'un camp retranché.
Source : Gallica

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