G Petitjacques, La République et l'armée (1893)
“ Car, si tout le monde fait bruyamment profession d'aimer l'Armée, combien peu osent la défendre ! Notre amour de l'Armée, dérogation hypocrite aux grands principes, n'est qu'une concession temporaire. Il est superficiel, et passe avec le régiment qui passe. Nous avons tout fait pour diminuer le prestige du militaire : l'omnipotence civile s'est affirmée partout. Dans les cérémonies officielles, nos officiers doivent prendre une singulière idée de l'estime où nous les tenons, quand ils attendent leur rang de préséance, après les pions et la police. ”
