G Petitjacques

Résumé

G Petitjacques La République et l'armée (1893)

Car, si tout le monde fait bruyamment profession d'aimer l'Armée, combien peu osent la défendre ! Notre amour de l'Armée, dérogation hypocrite aux grands principes, n'est qu'une concession temporaire. Il est superficiel, et passe avec le régiment qui passe. Nous avons tout fait pour diminuer le prestige du militaire : l'omnipotence civile s'est affirmée partout. Dans les cérémonies officielles, nos officiers doivent prendre une singulière idée de l'estime où nous les tenons, quand ils attendent leur rang de préséance, après les pions et la police.
Source : Gallica

G Petitjacques La République et l'armée (1893)

Aussi notre République devait-elle mettre l'Armée en dehors de la vie nationale.
Il faut que l'organisation militaire corresponde au génie de la nation : aussi le système de la nation armée, qui avait réussi aux Prussiens, ne pouvait-il nous convenir.
La guerre de 1870 n'a été qu'une surprise. Nos malheureuses troupes, éparpillées au hasard sur la frontière, sans chef ni plan, prises au dépourvu de tout, ont cependant prouvé qu'elles auraient fait des prodiges sous un général de talent. L'armée ennemie a eu la rare fortune d'être partout victorieuse.
Source : Gallica

G Petitjacques La République et l'armée (1893)

Ce n'est pas au moment de la crise que le commandant en chef peut être utilement désigné. Le général qui, dans l'angoisse de la dernière heure, acceptera le commandement de l'armée, va s'exposer à de cruels repentirs. L'outil qu'on lui donne n'est pas fait à sa main. Il a sous ses ordres une armée qu'il n'a pas organisée, des généraux qu'il n'aurait pas choisis. La mobilisation et la concentration se précipitent et lui imposent un plan qu'il n'a pas conçu. Il prend tout les yeux fermés et s'en remet au destin. Cependant les représentants du peuple et les ministres civils se seront effacés.
Source : Gallica

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