Général Debeney

Résumé

Général Debeney Revue des Deux Mondes

Qu’il faille monter la garde au Rhin prêt à la lutte immédiate, qu’il s’agisse de se consacrer corps et âme au sacerdoce de l’instruction militaire de la jeunesse, que l’occasion se présente de porter à l’étranger l’influence française, toujours c’est le même idéal qui éclaire la carrière de l’officier, l’idéal, vers lequel se tourne la nation entière, l’idéal que sa volonté définit : gagner la paix.
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Il est, en outre, développé et vivifié par un enseignement purement professionnel destiné à dresser l’officier, quelle que soit son arme, au double rôle de chef et d’instructeur.
C’est à cet enseignement professionnel surtout que s’appliquent les expériences de la guerre. Celles-ci ont modifié sur bien des points la manière d’employer une troupe au feu ; elles modifient en même temps la façon de l’instruire en temps de paix. L’enseignement professionnel, destiné à former l’officier à la double mission de chef et d’instructeur, repose donc tout entier sur la notion exacte du combat moderne
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Question d’époque, car l’Honneur n’acquiert sa pleine vertu d’efficacité que comprimé dans les limites d’une caste, d’une élite, d’une famille. Et Vigny en fait l’aveu : « L’Armée est une Nation dans la Nation. » Tant que l’Armée fut une Nation dans la Nation, la religion de l’Honneur suffit à maintenir sa force morale ; pendant un demi-siècle l’Armée française a vécu du testament de la Grande Armée, elle y a puisé ses vertus qui furent hautes. Mais les temps ont changé et la défaite de 1870, en brisant l’armée de carrière, en créa une nouvelle.
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