Résumé

Portrait de Ferdinand Foch Ferdinand Foch Mémoires pour servir à l’histoire de la guerre 1914-1918

L’exercice du commandement est certainement la plus grande jouissance de la vie militaire, mais surtout dans le grade de capitaine par l’influence qu’on exerce de toute façon sur l’homme de troupe intelligent, dévoué, actif, qu’est le soldat français, et dans le grade de colonel, chef de corps, par celle qu’on exerce sur un corps d’officiers plein des plus nobles sentiments, d’un grand savoir et d’un dévouement à toutes épreuves, et, par ce corps d’officiers, sur tout un régiment qui est bientôt l’image de son chef.
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Pour si ardent qu’il soit et si désireux d’aboutir à la victoire par l’offensive qui seule la fournit, le chef de la guerre est obligé souvent, par la situation que la politique lui a créée, d’envisager tout d’abord la défensive.
Plus il est réduit dans son armement d’attaque, plus sa stratégie en doit tenir compte pour préparer la défensive et l’organiser sur des parties de son front de plus en plus larges, afin de pouvoir concentrer les moyens d’attaque limités dont il dispose sur les autres parties où il peut alors attaquer en bonne forme.
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A mesure que s’étend le domaine de la guerre, l’esprit de ceux qui la font doit s’élargir. L’officier de réelle valeur ne peut plus se contenter d’un savoir professionnel, de la connaissance de la conduite des troupes et de la satisfaction de leurs besoins, ni se borner à vivre dans un monde à part. Les troupes sont en temps de paix la partie jeune et virile de la nation, en temps de guerre la nation armée.
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