“ Le principal avantage du commandement allemand, c’est la méthode d’attaque dont il est possesseur. L’adversaire n’a pas encore trouvé la parade qui la réduirait à néant. La victoire est devenue une sorte de problème de dynamique. Si toutes les conditions en sont remplies, le succès est certain. La donnée essentielle, le facteur souverain, c’est la surprise. Toutes les raisons stratégiques du monde vont céder devant la nécessité de créer de nouveau la surprise. Le dispositif en demi-cercle du front allemand s’y prête d’ailleurs à merveille. ”
X. X.
Résumé
La Revue des Deux Mondes, rédigée par X. X., examine les enjeux militaires et stratégiques de la Première Guerre mondiale, en soulignant les dynamiques de confrontation entre les Alliés et l’Allemagne. À travers des études de batailles majeures, telles que celle de la Marne ou l’offensive de Cambrai, l’œuvre met en évidence l’importance de la surprise, de la manœuvre et de l’adaptation tactique.
Les thèmes de la percée, de l’artillerie et du commandement français structurent une réflexion sur la guerre d’usure et les avancées militaires. Ce texte, riche en récits de combats et en analyses stratégiques, offre une vision approfondie des défis et des succès de l’époque.
Citations de Revue des Deux Mondes (X. X.)
“ On pourra dire un jour, et l’Histoire en restera stupéfaite, avec quels « effectifs » ont été remportés nos succès des dernières semaines. Nous sommes délivrés aujourd’hui du problème de la percée, qui fut longtemps le cauchemar et la condition insoluble de la guerre : ce que les nouvelles méthodes nous permettent, c’est la liberté de penser et d’exécuter, c’est la vie, la manœuvre. Avec cette mobilité, cette souplesse qui succèdent à la rigidité, un chef de génie, — c’est à quoi lui servira le nombre, — saura créer l’événement. ”
“ Dans la nuit du 14 au 15 juillet, tandis que les divisions ennemies prennent leurs positions de départ, notre contre-préparation d’artillerie se déclenche avant la préparation allemande. C’est le signe même que l’ennemi a préparé son immense effort en vain. La surprise est éventée. Dès lors, les Allemands n’ont plus qu’un espoir : arriver, à coups d’hommes, aux objectifs qu’ils se sont fixés. Tandis que l’ennemi, sur sa gauche, reste étourdi, fixé sur place, son attaque complètement désorganisée, il redoublera d’efforts sur sa droite. La traversée de la Marne lui donne quelque espoir. ”
