J.-B. Banniard, J.-B. Banniard, sous-officier au 32e mobiles… (1872)
“ A Reischoffen, éperdu, fou de douleur de voir vos régiments écrasés, vous saisissez un drapeau et vous jetez au milieu de la mêlée, l'épée à la main. Ce fut un noble dévouement, j'en conviens ; mais en raisonnant froidement, à quoi pareil acte de courage peutil être utile sur un champ de bataille d'une vaste étendue? Changera-t-il la défaite en victoire? Cela me paraît douteux. Un régiment, une brigade tout au plus pourront être témoins de votre héroïque audace, et, entraînés par votre exemple, iront se faire tuer comme des lions sans que leur sacrifice change la tournure des affaires. ”
