Antonin Lévrier, Campagne de France 1870-71. Impressions et souvenirs d'un officier du régiment des Deux-Sèvres (1871)
“ Le général Tortone y réunit les officiers et leur tint à peu près ce langage : « Sans armes, tous ne pouvez plus rien ; du reste, nous sommes cernés; entrez en Suisse. » — « Et vous, général ? » — « Moi, je reste pour mourir. » — « Mais la résistance est impossible. » — « Je reste. » Le régiment part donc, tristement, la mort dans le cœur. Au milieu d'un effroyable pêle-mêle d'artillerie, d'infanterie, de voitures, de cavalerie, on entre enfin sur le territoire Suisse. ”
