Résumé

Antonin Lévrier Campagne de France 1870-71. Impressions et souvenirs d'un officier du régiment des Deux-Sèvres (1871)

Le général Tortone y réunit les officiers et leur tint à peu près ce langage : « Sans armes, tous ne pouvez plus rien ; du reste, nous sommes cernés; entrez en Suisse. » — « Et vous, général ? » — « Moi, je reste pour mourir. » — « Mais la résistance est impossible. » — « Je reste. »
Le régiment part donc, tristement, la mort dans le cœur. Au milieu d'un effroyable pêle-mêle d'artillerie, d'infanterie, de voitures, de cavalerie, on entre enfin sur le territoire Suisse.
Source : Gallica

Antonin Lévrier Campagne de France 1870-71. Impressions et souvenirs d'un officier du régiment des Deux-Sèvres (1871)

Quand nous passions dans ces villages de l'Est, déjà désolés par l'invasion Prussienne, l'Intendance n'aurait-elle pas pu nous approvisionner de viande, au lieu de nous condamner à aller nous-mêmes frapper à la porte des fermes désolées pour requérir les dernières têtes de bétail, oubliées par la rapacité de l'ennemi ? Rarement elle y songeait: à peine, durant toute la campagne de l'Est, nous fit-elle trois ou quatre distributions de viande. Cependant d'immenses troupeaux de bœufs suivaient l'armée : on les laissait tomber d'inanition sur la neige.
Source : Gallica

Antonin Lévrier Campagne de France 1870-71. Impressions et souvenirs d'un officier du régiment des Deux-Sèvres (1871)

La démocratie agitera avant longtemps l'Allemagne militarisée, l'Autriche, l'Angleterre, l'Italie; il suffit que la République soit debout comme une protestation vivante du droit, comme un appel perpétuel aux peuples, pour qu'un jour, d'un coup
d'épaule du peuple Allemand, l'Empire soit dissous, pour que d'une complication naissante entre la Prusse et quelque autre despotisme armé, sorte la délivrance de l'Alsace et de Metz.
Source : Gallica

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