Résumé

P Pitard Garde mobile de l'Orne. 4e bataillon… (1872)

Lorsqu'il fut en vue de l'ennemi, au lieu de continuer sa marche par le flanc en se dérobant le plus possible le long des haies qui bordaient ces prés à sa gauche, ce que voulait le simple bon sens, l'officier dont nous venons de parler s'arrêta et fit exécuter une conversion de pied ferme comme lorsqu'on est à l'exercice. La conséquence immédiate de ce mouvement fut que les Prussiens apercevant cette compagnie que jusqu'alors ils n'avaient point vue, lui envoyèrent deux ou trois obus qui blessèrent cinq ou six hommes, les seuls du bataillon qui le furent dans cette journée.
Source : Gallica

P Pitard Garde mobile de l'Orne. 4e bataillon… (1872)

Pour traverser la ville, on dut passer sur un pont de pierres que le génie était en train de miner, et comme la marche était entrecoupée de temps d'arrêt, à cause des éternelles voitures de l'intendance qui encombraient la route d'Ambrières par laquelle la tête de la colonne se dirigeait, chacun eut le temps d'examiner ce pont et put
regretter que l'on soit obligé d'en venir à cette extrémité de détruire un semblable travail pour retarder de quelques heures à peine la marche d'une armée ennemie.
Source : Gallica

P Pitard Garde mobile de l'Orne. 4e bataillon… (1872)

A ce moment l'on dut battre en retraite devant un ennemi trop supérieur en nombre et en artillerie. Nos pertes étaient sensibles : un de nos jeunes officiers, celui peut-être qui était le plus aimé des soldats, M. Dufour de la Thuilerie, était grièvement blessé; l'infanterie de marine et les chasseurs avaient beaucoup souffert.
- Comme après le combat du matin, la retraite - se fit mal : ce fut un pêle-mêle indescriptible ; la route qui conduit à Condé était toute couverte de mobiles, de chasseurs, de fantassins de marine, marchant sans ordre, et dans le plus triste état.
Source : Gallica

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