Résumé

Histoire du bataillon mobilisé d'Elbeuf… (1871)

Le bataillon fait halte. De bouche en bouche la nouvelle se propage dans les rangs, où ce sinistre crépitement de la fusillade a déjà semé la stupeur. Le fantôme de la guerre civile nous apparaît menaçant. Il existe aussi dans nos compagnies, comme partout, de ces éléments impurs que le joug seul de la discipline courbe à l'obéissance, et nous entendons tout haut l'éloge des assassins qui viennent de tirer sur le général.
Source : Gallica

Histoire du bataillon mobilisé d'Elbeuf… (1871)

Le 8, au matin, nous nous séparons, en les remerciant avec effusion, des autorités et des bons habitants de Montfort qui nous ont fait un si cordial accueil ; passant la Risle, nous gravissons la côte qui mène aux plateaux, au milieu d'un ouragan de bise et de givre, qui aveugle les hommes, gèle le sang dans les veines, et arrache les premières plaintes physiques que l'énergie morale avait jusqu'alors comprimées. Les chevaux de l'artillerie brisent leurs traits et s'abattent sur le terrain glissant.
Source : Gallica

Histoire du bataillon mobilisé d'Elbeuf… (1871)

Etant donné que la guerre est l'homme à l'état sauvage, l'homme revenant à la barbarie, le vrai soldat, c'est la bête fauve disciplinée qui, sur un signe, tue et meurt. Mais chez nous, on a voulu faire la guerre raffinée, la guerre civilisée. Cent citoyens inconnus les uns aux autres ont été réunis en compagnie et invités à choisir parmi eux des officiers et des sous-officiers qui, naturellement, n'ont pas tous été des modèles. A leurs chefs, même les meilleurs, les soldats pouvaient dire et ne s'en privaient guère : « Qui t'a fait ce que tu es ? »
Source : Gallica

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