Résumé

Auguste Ozou de Verrie Les trois journées du Bourget. La mort du commandant Baroche (1871)

Depuis onze heures du matin, le commandant Baroche faisait le coup de feu comme un simple soldat, tirant constamment par les croisées avec des chassepots que lui passaient des mobiles. Il fut atteint à l'œil droit par un éclat de pierre qu'une balle détacha du montant de la fenêtre. On veut le panser, laver son visage ensanglanté; il refuse, se bande
l'œil avec son mouchoir et continue à tirer.
Source : Gallica

Auguste Ozou de Verrie Les trois journées du Bourget. La mort du commandant Baroche (1871)

Nos braves mobiles conservèrent leurs rangs avec le sang-froid de troupes éprouvées, encouragés par l'ardeur et l'intrépidité de leur commandant. Rien ne put leur faire lâcher pied, ni le sifflement des balles, ni le grondement des obus, ni le crépitement des mitrailleuses, ni les cris déchirants des blessés.
Les Prussiens, déconcertés par une résistance si opiniâtre, n'osèrent tenter l'assaut ni des barricades, ni des murs crénelés; mais cette terrible journée coûta la vie à bien des nôtres.
Source : Gallica

Auguste Ozou de Verrie Les trois journées du Bourget. La mort du commandant Baroche (1871)

Canons, infanterie, cavalerie, tout s'était multiplié à la faveur des ombres de la nuit. Vers la pointe du jour, le Bourget se trouva en grande partie enveloppé sur sa droite et sa gauche par des masses de troupes qui défilaient à une distance de quinze cents mètres, le corps à demi penché, sans bruit, à la hâte, sur la pointe du pied, comme des hommes qui cherchent à dissimuler leur marche.
Source : Gallica

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