Résumé

Ernest Baroche, commandant du 12e bataillon de mobiles de la Seine au Bourget… (1872)

Le commandant Baroche, à la tête d'une poignée de braves, reprend quelques abris un instant abandonnés du côté de la pièce d'eau ; par son élan il fait reculer les Prussiens et les refoule dans l'enclos; malheur à ceux qui tardent trop à s'échapper! On se fusille à bout portant. Aux créneaux les fusils se croisent et s'entre-choquent, les combattants sont trop près pour s'atteindre, ils parent les coups ; on aperçoit par les fentes les visages rouges des Allem'ands avec leurs barbes blondes ; chaque meurtrière est le théâtre d'un duel effroyable.
Source : Gallica

Ernest Baroche, commandant du 12e bataillon de mobiles de la Seine au Bourget… (1872)

« On ne prépare bien la guerre qu'en la faisant », répétait-il; c'était alors un de ses aphorismes : « Que tous les hommes valides soient debout ; et dans deux mois six cent mille soldats mobiles et volontaires seront organisés, prêts à la lutte et serviront de réserve à l'armée du Rhin! »
Chez lui l'acte accompagnait toujours la parole. Dès la première heure il avait demandé la direction d'un bataillon de Paris et il avait sollicité du service avec la même ardeur que d'autres auraient mise à s'en faire dispenser.
Source : Gallica

Ernest Baroche, commandant du 12e bataillon de mobiles de la Seine au Bourget… (1872)

L'opinion publique avait appris avec une vive satisfaction l'occupation du Bourget; c'était notre premier combat heureux sous Paris, le premier où nous restions maîtres du terrain. Le bon sens populaire avait aussi vaguement deviné l'importance stratégique de la nouvelle position qu'un hardi coup de main nous avait conquise.
Notre ligne de défense au nord de Paris présente deux pointes extrêmes, la Double-Couronne de Saint-Denis à gauche, le fort de Noisy et la redoute de La Boissière à droite; au milieu elle fléchit en se rapprochant des fortifications.
Source : Gallica

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