Frédéric Bulot,
Le 75e mobile
(1872)
“ Derrière nous, lune batterie de quatre était à chaque instant décimée par une grenade ; de temps en temps, une balle passait, jetant par terre un mobile; on entendait le bruit sourd du plomb pénétrant dans le corps, le malheureux tombait en poussant un cri; l'officier commandait : « serreî vos rangs! », les mobiles échangaient un regard désespéré : c'était tout. Cela dura ainsi jusqu'au soleil coucher; une seule fois, on fit un mouvement pour dérouter le tir ennemi. Une trentaine d'hommes étaient blessés, quelques-uns morts ! Le bataillon n'avait pas eu un instant de faiblesse. ”
