Bataillon de mobiles

Définition et enjeux

Portrait de Frédéric Bulot Frédéric Bulot Le 75e mobile (1872)

Derrière nous, lune batterie de quatre était à chaque instant décimée par une grenade ; de temps en temps, une balle passait, jetant par terre un mobile; on entendait le bruit sourd du plomb pénétrant dans le corps, le malheureux tombait en poussant un cri; l'officier commandait : « serreî vos rangs! », les mobiles échangaient un regard désespéré : c'était tout.
Cela dura ainsi jusqu'au soleil coucher; une seule fois, on fit un mouvement pour dérouter le tir ennemi.
Une trentaine d'hommes étaient blessés, quelques-uns morts !
Le bataillon n'avait pas eu un instant de faiblesse.
Source : Gallica

Louis Gensoul Un bataillon de mobiles pendant la guerre de 1870-71… (1879)

D'ailleurs, les mobiles étaient mal armés. Ils sentaient vivement l'infériorité de leur fusil à tabatière au regard du chassepot et du fusil à aiguille prussien. Ils n'avaient pas confiance en leur arme; de là leur hésitation dans certaines circonstances.Dirons-nous que la mobile était mal commandée? Cette question est délicate, surtout pour un ancien officier de l'arme. Et certainement la mobile était mal commandée !
Les officiers ne s'improvisent pas plus facilement que les soldats.
Source : Gallica

Faits et gestes d'un bataillon de mobiles… (1871)

Il y a là une légion d'ouvriers qui travaillent activement à terminer les défenses du fort ; ils vont installer ces fameuses pièces de marine qui sauront tenir l'ennemi à distance plus que respectueuse.
Nous échangeons nos fusils et reprenons la route de Paris. Nos mobiles ont la mine radieuse; j'attribue cela à la possession des chassepots et aussi à une autre cause : notre promenade est réellement interminable, et les mobiles songent, avec une certaine joie, à la demeure de l'habitant où ils pourront si agréablement oublier leurs fatigues.
Source : Gallica

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