Jean-Baptiste-Maurice Biélawski

Résumé

Jean-Baptiste-Maurice Biélawski 32e régiment de mobile : histoire du bataillon de Riom… (1871)

Un horrible hiver et une incurie de l'intendance, dépassant toute mesure, précipitent le désastre de l'armée française.
Nombre de malheureux ont des membres gelés ; beaucoup d'autres périssent de faim et de lassitude. On passe des jours entiers sans vivres ; on dort sur la neige sans avoir de quoi se couvrir. Heureux ceux qui ne se réveillent plus! Supérieure en nombre, mais énormément au-dessous pour l'organisation,
la position et l'artillerie, l'armée française est soumise à des épreuves terribles, et son moral se trouve achevé par la disparition tragique de son clief poussé au désespoir.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Maurice Biélawski 32e régiment de mobile : histoire du bataillon de Riom… (1871)

C'est déjà beaucoup,
beaucoup que de lutter, que d'opposer une résistance héroïque, surhumaine. La France est battue ; mais il est merveilleux de la voir avec de jeunes légions si novices, mal vêtues, à peine nourries, presque pas exercées, retarder et entraver de grandes armées aguerries, les corps permanents de la Prusse et ce déluge d'un million et demi d'hommes que l'Allemagne lance sur elle. Que les mobiles, sortant de la charrue, de l'atelier, du comptoir, des bureaux ou de l'étude, aient marché contre ce monde de guerre, qu'ils aient eu des revers, cela même est admirable.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Maurice Biélawski 32e régiment de mobile : histoire du bataillon de Riom… (1871)

Les Prussiens y répondent vigoureusement; leurs obus arrivent sur nos pièces avec une précision désespérante ; quelques-uns, tirés court, éclatent sur nous, tuent plusieurs hommes, parmi lesquels le sergent Bardin, les mobiles Rouchonat et Martin Charles, et en blessent un plus grand nombre. La résistance est inutile; on la prolonge néanmoins, car il faut que l'Allemand paie cher sa victoire; mais les Français sont en pleine déroute.
Orléans représente un vaste rond-point où viennent aboutir nos corps d'armée qui s'y
engouffrent, se heurtent, se confondent dans un désordre indescriptible.
Source : Gallica

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