Résumé

Souvenirs et journal d'un officier… (1873)

Ce fort Saint-Quentin est un vrai nid d'aigle. Ayant obtenu d'y monter, je pus plonger de là mes regards sur le pays environnant. Le tableau le plus majestueux, le plus splendide se déroula à mes pieds et sous ma jumelle. A l'est, la vallée de la Moselle semée de villages rapprochés, dont les clochers pointus s'élancent à travers une végétation riche, splendide. A l'ouest, des bois et de vastes forêts sillonnés par de belles et larges routes. Plus loin, vers le nord et vers le sud, la fumée des locomotives traînant vers Thionville et Nancy de longs convois de munitions et de vivres.
Source : Gallica

Souvenirs et journal d'un officier… (1873)

Hélas ! un autre drame se jouait à Sedan ! L'armée de Châlons, au lieu de courir à nous en franchissant la Meuse à Dun, comme elle en avait l'ordre du ministre Palikao, le plus habile de nos généraux; au lieu de profiter, pour nous joindre, des quarante-huit heures d'avance qu'elle avait sur le prince royal; nous, au lieu de profiter de nos victoires pour courir à elle, nous
nous consumions les uns et les autres en efforts stériles, nous engouffrant avec la dernière des inepties, les uns dans Sedan, les autres dans Metz !.
Source : Gallica

Souvenirs et journal d'un officier… (1873)

Les batteries allemandes élevées à Fèves et à Sémicourt, villages situés à trois kilomètres au nord-ouest de notre ligne de bataille, nous couvrent de mitraille et d'obus.
Notre artillerie répond faiblement : heureusement pour nous, notre adversaire, convaincu que nos réserves sont dans les bois de Bellevue et de Woippy, lance ses projectiles par-dessus nos têtes, pour atteindre dans les bois un ennemi imaginaire.
Un obus éclate à deux pas de moi, couvre le terrain d'éclats sans m'atteindre : caprice heureux du hasard dont je remerciai intérieurement la Providence.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature