Jules Leclercq, Voyages dans le Nord de l'Europe… (1888)
“ Nous voyageâmes une journée entière sans rencontrer un être vivant. Nous étions au centre de la Norwège, et, qu'on ne l'oublie point, au cœur de l'été. Et si cette contrée du Nord est si triste, si déserte en cette saison, quel doit donc en être l'aspect en hiver, quand la neige a tombé pendant des semaines entières; quand une immense nappe blanche s'étend sur les plaines, les montagnes, les forêts; quand toute la contrée n'est plus qu'un vaste linceul déroulant d'horizon en horizon ses perspectives infinies. ”
