Résumé

Portrait de Jules Sottas Jules Sottas Une Escadre française aux Indes en 1690… (1905)

Nos Charpentiers préparent tout, et cependant, nous gouvernons à la voile. Ils espèrent que demain tout sera raccommodé, pourvu que la mer le permette. En un mot, nous sommes mal, si Dieu n'a pitié de nous. Grâce à sa bonté, le vent a calmé à la pointe du jour; au lever du soleil, le temps s'est éclairci, et ce soir il ne vente presque point du tout.
Nous nous sommes rejoints cet après-midi vers les cinq heures, mais bien éloignés la plupart. Nous ne sommes plus que cinq navires dont le Gaillard n'est point du nombre. Nous ne savons ce que peut être devenu M. du Quesne.
Source : Gallica

Portrait de Jules Sottas Jules Sottas Une Escadre française aux Indes en 1690… (1905)

Il me suffit de me mettre dans la grande chambre du vaisseau à une fenêtre ou au haut de la dunette ou à un des sabords de l'Arrière dans la Sainte-Barbe et de regarder le gouvernail du navire, pour me jeter dans une méditation profonde et pour m'inspirer une espèce de mélancolie qui jusques ici m'a été inconnue. Je me suis plusieurs fois arrêté sur cet objet dans mes voyages au Canada, aux Iles de l'Amérique, dans le nord et dans l'Archipel, mais jamais mon esprit n'a été frappé des idées dont il est présentement accablé.
Source : Gallica

Portrait de Jules Sottas Jules Sottas Une Escadre française aux Indes en 1690… (1905)

Il commence à faire chaud. Le soleil vient à nous et nous allons à lui, c'est le moyen de nous rencontrer bientôt et si le vent continue pendant quinze jours, nous boirons à Saint-Yago, capitale des Iles du Cap Vert, du vin de Madère et des Canaries qu'on dit y être excellent. Le navire ne branle point du tout : on joue aux cartes, aux dames, aux échecs; on lit et on écrit avec autant de tranquillité que dans une chambre. Pour moi, qui n'aime point le jeu, M. Hurtain et M. de la Chassée me viennent tenir compagnie de temps en temps.
Source : Gallica

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