Résumé

La France dans l'Extrême-Orient… (1887)

C'était un grand navire de seize cents tonneaux, qui portait sept cents hommes d'équipage et trente-six canons. Il était chargé d'épices, de poudre d'or, de porcelaine et d'ivoire. C'était le plus grand navire que l'Angleterre eût encore vu.
Il n'en fallait pas tant pour décider les Anglais à prendre la route des Indes. En 1599, des négociants de Londres s'associaient et fondaient une compagnie, qui devait être l'origine de cette fameuse compagnie qui a eu à sa solde des armées nombreuses et a possédé un territoire égal à celui d'un empire.
Source : Gallica

La France dans l'Extrême-Orient… (1887)

Le fer se trouve dans toutes les provinces, la houille au Bengale, et l'on pêche les perles sur les côtes de Ceylan.
Le règne végétal répond au règne minéral. L'Inde offre de riches pâturages, des champs couverts de belles moissons et des vallées fertiles. Le riz abonde dans tout le pays. En fait de productions, l'on trouve également les grains de l'Europe, le froment, l'orge, le maïs, ainsi que le sagou, la patate, l'igname et le sorgho, tous nos légumes et bien d'autres que notre climat ne connaît pas.
Source : Gallica

La France dans l'Extrême-Orient… (1887)

Mais, en allant aux Indes, l'on ne pensait pas à coloniser ou à faire des conquêtes territoriales. Le climat du pays, ses nombreux habitants qui jouissaient d'une civilisation assez avancée n'étaient pas de nature à attirer l'émigration.
Du reste, au commencement de leurs expéditions maritimes, les Européens n'ont jamais eu cette intention. Ils ne cherchaient pas une nouvelle patrie, ne voulaient pas s'établir dans l'Inde avec leurs familles et y fonder des colonies. Encore moins prétendaient-ils à la domination du pays.
Source : Gallica

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