Madras

Définition et enjeux

Portrait de Théodore Duret Théodore Duret,  Voyage en Asie

“ Les monuments et les maisons sont d’un style encore plus laid que dans les autres villes d’Asie bâties par les Anglais ; et Dieu sait ce que cela veut dire !
Madras est une de ces villes qui se sont faites à l’aveugle et où les quartiers se sont ajoutés les uns aux autres, parce qu’il fallait sans doute que dans cette partie de l’Inde il y eût une ville quelconque bâtie quelque part. Aucune ville maritime n’a une plus mauvaise situation. En face de Madras, la mer déferle sur la côte toute droite, sans qu’il y ait aucune espèce de port ou d’abri.
”
Source : Wikisource

Urbainie Faydit de Terssac,  À travers l’Inde en automobile

“ En tout temps, Madras doit être une laide ville, mais en ces mois-ci, ses défectuosités saillent, elles accaparent le regard
La température insoutenable et la crudité de la lumière, caricaturent ses froids et pompeux « offices », poste, palais de justice, musées, comme un masque sémillant dérobant une face cadavérique.
Le pavé des rues, la rade, les murs des maisons, sont autant de miroirs réfléchissant un aveuglant et meurtrier soleil auquel on n’échappe que sous les ombrages du cours de l’Adyar.
”
Source : Wikisource

Alfred Jacobs,  Voyage en Asie et en Afrique, d'après les récits des derniers voyageurs (1855)

“ Cette activité et le besoin d'industrie et de commerce ont suffi pour vaincre les obstacles que la nature mettait à la prospérité de Madras. C'est sur une côte plate et sablonneuse, sans cesse battue des vagues et d'un accès difficile, entrecoupée de flaques d'eau et sans port ni rivière navigable, que s'élève cette troisième souveraine de l'Inde. Plus de quatre cent mille habitants, hindous, anglais, portugais, musulmans, arméniens, juifs, chinois, métis, fourmillent dans la vaste cité. ”
Source : Gallica

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