Major Fridolin, Une Histoire de Chasse
“ Vous partez donc, monsieur Robert, peut-être pour bien longtemps! Je suis si vieux, qu’il me semble que je ne vous reverrai plus. La pensée de quitter à jamais le vieil ami de son enfance fit déborder la douleur dans le cœur du marin, qui, éclatant en sanglots, se précipita dans les bras de Laverdure. Un instant ils se tinrent embrassés, mêlant des larmes amères; mais Robert réprima bientôt cet éclair de désespoir, et, suivi du vieux garde, descendit d’un pas morne l’escalier du château où il avait passé son heureuse enfance, et qu’il quittait le cœur navré, sans espoir de retour. ”
