Major Fridolin

Résumé

Major Fridolin Revue des Deux Mondes

Des cavas bien armés, à l’air rébarbatif, veillent nuit et jour auprès de cet asile de la beauté. Près du harem, et communiquant avec lui par un couloir de toile, est le divan où le pacha donne ses audiences, et dont le luxe d’ameublement, tentures de soie, coussins de drap d’or, tapis de Perse, rappelle les beaux jours de l’Orient, alors que le Turc victorieux allait planter sa tente sous les murs de Vienne. Le pacha lui-même est un gros monsieur à barbe grisonnante, très fanatique, dit-on, et qui toutefois s’est abstenu jusqu’à présent de me faire trancher la tête.
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Major Fridolin Revue des Deux Mondes

Sans préambule, je suis à une centaine de milles de Damas, aux limites du désert, dans la plaine où se réunissent les pèlerins avant de se mettre en marche pour La Mecque, et la caravane part dans deux jours. Vu de loin, cet immense assemblage de tentes aux couleurs variées, aux formes bizarres, réuni au milieu d’une plaine sans limites, semble un amas capricieux de nuages descendu au niveau du sol. A droite, un château fort eu ruine comme tous les châteaux forts de l’empire turc; au pied de ses murailles, un camp d’infanterie régulière aux tentes bien alignées
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II. — LA PAQUE A JÉRUSALEM. J’ai vu à Damas quelques restes de l’Orient de Mahomet; à Jérusalem, c’est l’Orient chrétien que je vais observer. A une centaine de pas de la porte de Bethléem, j’ai déjà rencontré une caravane de pèlerins grecs qui se rendait à Jérusalem pour assister aux cérémonies de la pâque. C’est une pauvre famille de quatre personnes : deux femmes, un homme et un jeune garçon, dont toute l’apparence, indiquant un long et fatigant voyage, eût été indigne d’attention sans un détail singulier qui explique l’extrême facilité de caractère des chevaux orientaux.
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