Résumé

Major Fridolin Les Anglais et l’Inde. — IV. — L’Armée anglo-hindoue…

Ainsi l’on prête cette définition de l’Inde à un soldat irlandais : « L’Inde, beau pays où l’on a toujours soif ; seulement l’on va au lit bien portant, et l’on est très étonné de se réveiller mort ! » Triste spectacle en effet que celui qu’une caserne de troupes européennes, dans l’Inde présente au visiteur : ce ne sont que visages hâves et décolorés, yeux ternis par l’ennui et par la fièvre ; pauvres gens, qui ne savent tromper les longues heures d’une vie pleine d’oisiveté et de monotonie que par les plaisirs mortels de la bouteille d’eau-de-vie.
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Major Fridolin Les Anglais et l’Inde. — IV. — L’Armée anglo-hindoue…

Un général éminent de l’armée royale a ainsi défini le bagage d’un officier en campagne dans l’Inde : « une tente, un lit, une cantine, deux paires de souliers, deux paires de pantalons, deux gilets de flanelle, quatre serviettes, une demi-douzaine de chemises et un morceau de savon. » Nul n’est prophète en son pays, et sir Charles Napier n’a point échappé aux rigueurs de la loi commune, car encore aujourd’hui le luxe de bagages et de suivans d’une armée indienne ne le cède en rien à ce que l’histoire raconte des armées de Xercès et de Darius.
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Major Fridolin Les Anglais et l’Inde. — IV. — L’Armée anglo-hindoue…

C’est sur l’armée native, c’est sur les cipayes que doit se porter d’abord notre attention, comme sur une des institutions les plus remarquables de l’Inde anglaise. Les hommes compétens, nous le savons, sont loin d’accorder tous la même valeur au cipaye considéré comme homme de guerre. Quiconque cependant étudiera impartialement les faits accomplis devra reconnaître que l’armée indienne est admirablement adaptée soit aux ennemis qu’il s’agit de combattre, soit aux pays dont il faut protéger la tranquillité.
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