Henri-Raymond Casgrain,
Les français au Canada : Montcalm et Lévis
(1899)
“ Tout y prêtait à la fois : le lieu, les hommes et les choses. Ce camp militaire, avec ses tentes dressées dans une clairière, au milieu d'une vallée déserte, entre deux chaînes de montagnes couvertes de la base au sommet de forêts vierges, dans toute la splendeur de leur feuillage d'été, exhalant sous un ciel napolitain de chauds effluves chargés de senteurs sauvages ; ces officiers pimpants, aux blancs uniformes galonnés d'or, aux cheveux poudrés sous leur chapeau à panache, qu'on eût dit de petits maîtres déplacés en un tel lieu, s'il n'avaient été aussi braves qu'élégants ”
