Paul Müller-Simonis,
Du Caucase au Golfe Persique
“ En cette saison, l’absence totale de verdure rend le paysage particulièrement triste ; le soleil d’été a tout grillé. Le lac de Sévanga est deux fois et demi environ plus grand que le lac de Genève [7] ; sur cet immense pourtour la carte d’état-major russe ne relève que 18 villages bâtis sur ses rives : encore ne jouent-ils aucun rôle dans le tableau, car ils sont si petits, si cachés, et leurs maisons basses se détachent si peu sur le fond gris des montagnes, qu’à l’œil c’est le désert absolu. Ce paysage austère et nu, remplit l’âme d’une invincible mélancolie. ”
