Résumé

Kévork Aslan Études historiques sur le peuple arménien (1909)

En outre, l'élément arménien s'était infiltré dans l'administration et dans les armées byzantines, ou les grands des provinces nouvellement annexées, comme ceux de l'Arménie-Mineure, étaient parvenus à des situations enviables. Les Arméniens comptaient parmi les meilleurs contingents combatifs des armées impériales. Satisfaits de leur sort, les Arméniens ne devaient pas se plaindre davantage d'Anastase dont le règne avait été sage et doux à la fois. Mais cette Arménie byzantine, qui s'incorporait à l'Empire, allait être bientôt impliquée dans la guerre que Cavadt déclarait à l'empereur.
Source : Gallica

Kévork Aslan Études historiques sur le peuple arménien (1909)

Bien plus, le relèvement du peuple arménien allait à l'encontre des intérêts de l'Empire byzantin, qui gardait sous sa domination une partie de ce peuple. L'Arménien était loin de posséder la sympathie de Byzance. Les dissensions religieuses qui continuaient toujours, avaient si bien tendu les relations que les Byzantins éprouvaient à l'égard du chrétien d'Arménie, autant de répulsion que pour le musulman. Le retour offensif des Byzantins dans ces contrées, opéré à la suite de Basile, de Nicéphore, de Zimiscès, n'eut au fond d'autre objectif que l'annexion du pays à l'Empire.
Source : Gallica

Kévork Aslan Études historiques sur le peuple arménien (1909)

Il y a quelques vingt ans on considérait les Arméniens comme un rameau des Mèdes et des Perses, qui serait venu s'échouer dans les hautes vallées de l'Araxe et de l'Euphrate, à l'époque des migrations des tribus aryennes. Leur idiome était considéré comme un dérivé de l'iranien, et le mazdéisme comme leur code religieux, alors que les Arméniens eux-mêmes s'en rapportaient aux récits de Moïse de Khorène, leur historien national.
Source : Gallica

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