Joseph-André Gatteyrias

Résumé

Joseph-André Gatteyrias L'Arménie et les Arméniens (1882)

Après la brillante période du règne de Tiridate qui avait été pour elle une époque de grandeur et de prospérité, l'Arménie, gouvernée par des rois incapables, ne tarda pas à se voir mutilée par une longue suite de revers et de désastres qui aboutirent à la ruine complète de ce malheureux pays. Redouté de ses voisins qui avaient éprouvé la valeur de son bras, Tiridate avait su protéger son royaume contre toute invasion étrangère, et la conversion des Arméniens au christianisme avait été en grande partie son oeuvre sans qu'il rencontrât au-dedans de résistance bien sérieuse.
Source : Gallica

Joseph-André Gatteyrias L'Arménie et les Arméniens (1882)

L'Arménie avait changé de maîtres en passant des Perses aux mains des Arabes, mais sa situation était restée la même. Divisés entre eux par des rivalités de puissance et d'ambition, les différents seigneurs arméniens profitaient de l'abaissement et de la ruine des autres familles pour tenter de s'élever eux-mêmes. Avec une telle désorganisation intérieure, il était impossible de résister à l'envahisseur, surtout quand chaque principauté se défendait séparément au lieu de concourir à une défense commune.
Source : Gallica

Joseph-André Gatteyrias L'Arménie et les Arméniens (1882)

Le mot français s'est du reste glissé dans le dialecte arménien de cette époque, et il est employé par un des docteurs arméniens de ce temps, qui s'écrie, pour réchauffer le zèle religieux de ses ouailles : Oui, les Francs sont débauchés, ils recherchent les plaisirs profanes, mais ils valent encore mieux que vous, car ils vont à l'offrande !
Cette latinisation pour ainsi dire de l'Arménie n'atteignit jamais d'ailleurs la masse du peuple, et ce fut seulement chez les seigneurs de la cour que cette tendance se développa.
Source : Gallica

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