Voltaire,
Théâtre de voltaire. Tome 8
(1828-1829)
“ FRÉDÉRIC, à Héraclius. Charge-moi ce Phocas. PHOCAS, tombe en sautant aux ennemis. O ciel ! ma vie est perdue ! HÉRACLIUS, courant sur lui. C'est mon ennemi ; qu'il meure ! LÉONIDE. Qu'il ne meure pas ! PHOCAS. Malheureux, qu'ai-je entendu! tout est toujours équivoque entre eux. Toujours ces voix : Qu'il meure ! qu'il ne meure pas! Qui des deux me tue? qui des deux me défend? je suis toujours en doute, je suis confondu. HÉRACLIUS. Ne sois plus en doute à présent. Si tu as voulu faire ici l'essai de ta tragédie, la voici terminée. La vérité se montre. ”
