Raymond Bouchard,
Les divorcés...
(1901)
“ Léonce ! Léonce ? Mais qu'est-il cet inconnu qui appelle ainsi Léonce ? Et comme elle fond en larmes, l'homme se retourne et, confus de voir une femme à côté de lui, il veut parler, mais il essaie vainement et le père et la mère tombent dans les bras l'un de l'autre, tandis que de leur bouche un seul mot s'échappe, venant du fond du cœur et résumant en lui-même tout ce qui peut leur être communément cher dans le passé : Léonce ! Oh ! l'instant où deux êtres séparés depuis de longues années se retrouvent ainsi sur la tombe de ce qui fut un rêve commun ! ”
