Tristan L’Hermite

Élements biographiques

Tristan L’Hermite,  Le Parasite Comédie

“ Manille, Lisandre, Fripesauces, Lucinde, Phénice.
Manille Le Ciel par sa bonté veut donc que je revoie
Ce fils que j'ai cru mort, ô Dieux que j'ai de joie !
Lisandre Ha ! Ma mère !
Manille Ha ! Mon fils ! Que ton retour m'est doux !
Je t'ai pleuré cent fois.
Lisandre Je ne pensais qu'à vous.
Manille Est-ce donc toi mon fils ? Est-ce toi cher Sillare ?
Qu'on enleva si jeune en un pays barbare ?
Lisandre Madame, vous voyez ce jouet des malheurs,
Qui fut dessus la mer le butin des voleurs,
Qui n'ayant que deux ans, se vit chargé de chaînes
”
Source : Wikisource

Tristan L’Hermite,  La Mort de Chrispe, ou Les malheurs domestiques du grand Constantin

“ Non, non, gardons-nous bien de faillir à ce point,
Nos filtres sont trop beaux ne nous dégradons point. [20]
Ne revenez donc plus tragiques rêveries,
Sans doute vous sortiez de l'esprit des furies,
Du feu de leurs tisons je m'allais consumer,
Car le flambeau d'amour ne pouvait l'allumer ;
Que ne dois-je pas craindre, et qu'est-ce que j'espère [25]
Si j'ose aimer le Fils étant femme du père ?
Quel crime à celui-ci se pourrait comparer ?
En quels gouffres de maux serait-ce s'égarer ?
Ce Prodige de mal tous les autres enserre,
C'est la haine du Ciel et l'horreur de la Terre
”
Source : Wikisource

Tristan L’Hermite,  Chefs d’œuvre lyriques

“ Les plus dignes objets sont frêles comme verre,
Et le Ciel, embelli de tant d’astres divers,
Dérobe tous les jours des astres à la Terre.
Sitôt que notre esprit raisonne tant soit peu,
En l’avril de nos ans, en l’âge le plus tendre,
Nous rencontrons l’Amour qui met nos cœurs en feu,
Puis nous trouvons la Mort qui met nos corps en cendre.
Le Temps qui, sans repos, va d’un pas si léger,
Emporte avecque lui toutes les belles choses :
C’est pour nous avertir de le bien ménager
Et faire des bouquets en la saison des roses.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature