Raymond Bouchard,
Les divorcés...
(1901)
“ Tiret n'avait qu'un désir : abandonner son projet de voyage et revivre auprès de Léoncia les instants de jadis. Il ne pensait plus aux discussions, aux colères ; l'amour seul réclamait ses droits ; il avait aimé sa femme, il l'aimait encore, tel il aimait son fils, qui n'avait vécu que dans le sein de sa mère pour donner le calme au foyer et qui revivait dans la tombe pour servir de trait d'union entre les époux séparés. Léoncia, femme aimante, oubliait en cet instant le compagnon de ses jours qu'elle devait aller retrouver; elle ne songeait plus qu'elle s'appelait madame de Linot. ”
