Honoré de Balzac,
Une double famille
“ Le visage de cette femme calme et silencieuse parut mille fois plus doux que jamais à Roger, qui regarda tendrement ces lèvres chiffonnées et vermeilles d’où jamais encore aucune parole discordante n’était sortie. La même pensée brilla dans les yeux de Caroline qui examina Roger du coin de l’œil, soit pour jouir de l’effet qu’elle produisait sur lui, soit pour deviner l’avenir de la soirée. L’inconnu, qui comprit la coquetterie de ce regard fin, dit avec une feinte tristesse : — Il faut que je parte. J’ai une affaire très-grave à terminer, et l’on m’attend chez moi. ”

