Honoré de Balzac

Honoré de Balzac

Résumé

Portrait de Honoré de Balzac Honoré de Balzac Scènes de la vie privée. Tome 2 (1832)

On ne peut être à la fois l'épouse d'un homme et celle de Jésus-Christ; il y aurait bigamie; et il faut savoir opter entre un mari et un couvent. Vous avez dépouillé votre âme, au profit de l'avenir, de tout l'amour, de tout le dévouement que Dieu y avait mis pour moi, et vous n'avez gardé au monde que des sentimens de haine...
— Je ne vous ai donc point aimé ?... demanda-t-elle.
— Non, madame.
-Qu'est-ce donc que l'amour ?... demanda involontairement la comtesse.
— L'amour, ma chère!... répondit Grandville avec une sorte de surprise ironique. Vous n'êtes pas en état de le comprendre.
Source : Gallica

Portrait de Honoré de Balzac Honoré de Balzac Scènes de la vie privée. Tome 2 (1832)

Augustine ressemblait alors à un pâtre des Alpes surpris par une avalanche : s'il hésite , et qu'il veuille écouter les cris de ses compagnons, le plus souvent il périt. Dans ces grandes crises, il faut, suivant la belle expression d'un philosophe, que le coeur se brise ou se bronze.
Madame de Sommervieux revint chez elle en proie à une agitation qu'il serait difficile de décrire. La conversation qu'elle venait d'avoir avec la duchesse de Carigliano éveillait une foule d'idées contradictoires dans son esprit. Elle était, comme les moutons de la fable, pleine de courage en l'absence du loup.
Source : Gallica

Portrait de Honoré de Balzac Honoré de Balzac Scènes de la vie privée. Tome 2 (1832)

Martial seul connaissait l'étendue de son bonheur. A la dernière figure, les dames du quadrille eurent à former le moulinet. Ses doigts pressèrent ceux de la comtesse, et il crut sentir, à travers la peau fine et parfumée des gants, que les doigts de la jeune femme répondaient à son amoureux appel.
— Madame, lui dit-il au moment où la contredanse se termina, ne retournez pas dans cet odieux coin où vous avez enseveli jusqu'ici votre figure et votre toilette. L'admiration est le seul revenu que vous puissiez tirer des diamans qui parent votre cou si blanc et vos nattes si bien tressées.
Source : Gallica

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