Arnould Frémy

Résumé

Arnould Frémy Une fée de salon. T. 2 (1837)

« Je n'ai plus rien au monde, mon pauvre Olivier, s'écria M. de Belsonne; je suis ruiné comme tu le sais, je n'ai plus d'amis, mes autres enfans me négligent... Je n'ai plus que ma fille, c'est ma dernière espérance !... Toi qui as eu tant de pouvoir sur elle, toi qu'elle a tant aimé, conserve-la-moi... Je sais qu'elle croit que tu l'abandonnes : reviens à elle, sauve-la du désespoir où elle est plongée. Tiens, vois ce qu'elle m'écrit... Je le lui avais prédit ; la pauvre enfant est bien à plaindre... »
Source : Gallica

Arnould Frémy Une fée de salon. T. 2 (1837)

Le bruit du vent dans la cheminée, le balancier de l'antique pendule, tout ce qui l'entourait lui serrait le coeur. Quand on est en proie à quelque vive inquiétude, on est sensible aux choses les plus indifférentes.
Berthe comparait cette situation aux impressions de la dernière soirée où Olivier avait pris congé d'elle : quelle différence ! Elle était jeune encore alors ; elle n'avait pas vu s'éteindre toutes ses illusions, tandis qu'à présent l'amour lui était interdit.
Source : Gallica

Arnould Frémy Une fée de salon. T. 2 (1837)

Car il est certain qu'entre deux hommes qui ont aimé une femme digne d'eux, la rivalité n'est pas nécessaire. Pour se rencontrer sur un même point de sentiment il a même fallu qu'il y eût entre eux plus d'une conformité de sentiment , peut-être même un peu de cette fraternité de coeur qui établit l'amitié.
Ainsi Christian et Olivier n'avaient jamais pu se haïr, bien que le monde s'obstinât à les regarder comme des ennemis irréconciliables.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature