Arnould Frémy

Élements biographiques

Arnould Frémy Les maîtresses parisiennes : scènes de la vie moderne (1855)

MARTIEN, reculant vivement.
Moi!...
FLORA.
Va... je sais bien qu'il y a dans la vie de ces choses qui ne s'oublient pas... Mais que veux-tu ? quand on a par trop souffert, on se réunit quelquefois pour écarter, d'un commun accord, certains souvenirs qui vous accablent... ne fût-ce que pour faire trêve un peu à de trop grandes peines... —Martien, si tu pouvais regarder, pour quelques instants seulement, notre séparation comme un mauvais rêve qui m'est venu, un de ces accès de délire et d'abandon de soi-même où l'on ne s'appartient plus...
Source : Gallica

Arnould Frémy Les femmes mariées (1862)

MONRIGUÉ.
Un an de mariage, ce n'est donc rien? Nous ne saurions passer éternellement notre existence à nous mirer dans les yeux l'un de l'autre, à nous sourire, à nous adresser de longues phrases d'amour?
JULIETTE.
Moi qui croyais qu'il ne pouvait jamais y avoir trop d'amour entre mari et femme !....
MONRIGUÉ.
C'est une erreur, chère amie... Ce qu'il faut surtout en ménage, c'est un bon attachement raisonné, pratique...
JULIETTE.
Oui, et bien froid, bien sec, sans aucune effusion, sans aucun signe d'abandon ni de tendresse... Dis, est-ce là ce que tu veux?
Source : Gallica

Arnould Frémy Confessions d'un bohémien (1857)

Il faut les revoir, frère, a repris aussitôt Catherine en insistant sur chacune de ses paroles comme pour les faire bien pénétrer en moi; mais surtout que je n'aperçoive plus sur ton visage ces signes d'affliction qui me font tant de peine. Je suis si heureuse lorsque je te vois avec une physionomie tranquille et rayonnante! J'oublie, à l'idée d'un bonheur qui t'arrive, tous les soucis que je peux avoir; mes tourments sont suspendus comme par l'effet d'un charme. Où serait le mal, auprès tout, quand nous nous rapprocherions pour un jour ou
deux de ces gens qui n'ont jamais voulu nous nuire?.
Source : Gallica

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