Adrien Huart

Élements biographiques

Adrien Huart,  Les parisiennes (1878)

“ Trois semaines après, Ernest a surpris son ange en tête-à-tête avec un officier de cavalerie.
Bien que l'amour soit aveugle, Ernest n'a pu s'abuser : Olympe le trompait. Sa maîtresse travaillait probablement en son absence à la fameuse blague, mais il est probable que le capitaine tenait les écheveaux de laine destinés à la confection de ce souvenir.
Il y a eu rupture.
— Je suis bien heureuse d'être débarrassée de ce gêneur, dit Olympe à son nouvel amant, il était trop gommeux. J'aime les militaires, et surtout ceux qui montent à cheval comme toi.
”
Source : Gallica

Adrien Huart,  Les parisiennes (1878)

“ « FANNY. »
GEORGES A FANNY.
« Toi une gueuse et quand rencontrerai flanquerai une tripotée.
« GEORGES. »
MADAME. — Je te préviens que si ton ami Durand vient comme de coutume te demander à dîner aujourd'hui dimanche, je le mets à la porte.
MONSIEUR. — Et pourquoi ?
— Parce qu'il ne m'a pas apporté seulement une livre de marrons glacés.
- Il y a longtemps que tu sais qu'il est rat.
— Eh bien, moi, je n'aime pas ces gens-là, et je ne veux pas les recevoir.
— Sapristi!.
— Cela paraît te contrarier.
— C'est certain. Hier j'ai rencontré Durand et il m'a dit : A demain.
”
Source : Gallica

Adrien Huart,  Les parisiennes (1878)

“ Cela vous sera facile à vous, monsieur Gaston; vous êtes du cercle du baron, et vous pourrez l'interroger habilement.
— Je ferai tout ce qui vous sera agréable ; mais à quoi cela pourra-t-il vous avancer?. Vous n'irez pas frapper votre rivale?
— Oh! je suis bien malheureuse, dit la baronne en pleurant, moi qui n'ai jamais failli à mes devoirs.
— C'est un tort. Un femme n'a pas de ménagements à avoir envers un mari lovelace. Et si vous voulez?.
— Je vous prie de vous taire !
— La vengeance est une si belle chose !
— Oh! oui.
— Tenez, venez déjeuner avec moi demain.
”
Source : Gallica

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