Arnould Frémy

Résumé

Arnould Frémy Confessions d'un bohémien (1857)

Mais c'est ici plus que jamais qu'il faut bien se redire cette vieille vérité du cœur, qu'il ne saurait y avoir équilibre parfait entre deux âmes; l'une des deux est toujours la sacrifiée, prête à donner l'autre bien plus qu'elle ne reçoit. Ce rôle-là, après tout, est-il donc si mauvais et si triste, puisqu'on s'y résigne toujours avec bonheur?
J'ai compris, au moment où j'ai vu s'éloigner la voiture qui transportait la troupe, combien j'étais attaché à ces bonnes gens, devenus pour moi une famille, un monde à part où j'ai fini par me concentrer tout entier.
Source : Gallica

Arnould Frémy Confessions d'un bohémien (1857)

Je n'ai pas essayé en ce moment de consoler Cyprienne. Je me suis contenté de l'entrainer loin du lit de mort de l'infortuné Dominique. J'ai continué à prendre part à son chagrin, et loin de lui en vouloir, je lui ai su gré au contraire de l'émotion qu'elle témoignait dans cette circonstance. Que son cœur soit ce qu'il doit être, sensible, fidèle à l'affection, n'est-ce pas ce que je dois souhaiter par-dessus toutes choses, et dussé-je même en souffrir en ce qui me concerne ?
Source : Gallica

Arnould Frémy Confessions d'un bohémien (1857)

Quand on a eu l'esprit cultivé de bonne heure, vous le savez, l'âme est plus disposée à s'ouvrir, à céder à l'entraînement des passions. Celle que j'aime n'est pas riche, il est vrai; mais que m'importe ? elle est si belle! Je défie qu'on puisse lui parler seulement sans s'intéresser à elle, tant son regard est doux, séduisant, tant il y a de grâce et de charme irrésistible dans les moindres choses qu'elle vous adresse!
Regardez-la, elle s'avance c'est d'abord une sorte de majesté un peu froide qui l'entoure, un peu de contrainte qui tient chez elle à un excès de timidité
Source : Gallica

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