Alphonse Grün, Une heure de solitude : extraits d'une correspondance… (1847)
“ Le ciel, c'est une partie de l'espace ; l'âme, substance incorporelle, n'occupe aucun point de l'espace ; elle ne monte ni ne descend. La lumière, les soleils, les mondes, l'harmonie supposent nos sens terrestres, dont l'âme se détache au grand jour de la mort. Que parlez-vous de lumière, de monde, quand il n'y a plus d'œil pour voir, d'harmonie, quand il n'y a plus d'oreilles pour entendre? Poètes ! vous semez les trésors de votre génie sur les troubles de notre esprit; votre imagination séduit notre raison pour la rassurer. ”
