Résumé

Césarie Farrenc Ambition et simplicité (Nouvelle édition… (1850)

Pauvre enfant! reprit M. Germon ; j'avais espéré, en t'élevant dans la simplicité de cœur et dans le travail, garantir ton âme du désir de figurer comme acteur sur cette scène perfide du monde : je me suis trompé dans mes calculs pour assurer ton bonheur. Ainsi qu'un jeune oiseau qui sent pousser ses ailes et qui cherche à s'envoler hors du nid, tu aspires, toi aussi, Paul, à t'élancer dans une vie nouvelle; tu veux essayer tes forces. Eh bien ! quoiqu'il me soit pénible de me séparer de toi, tu partiras, Paul.
Source : Gallica

Césarie Farrenc Ambition et simplicité (Nouvelle édition… (1850)

En faisant part de cette lettre à César, qui suppliait son père de rappeler au bercail la brebis égarée, M. Germon lui dit avec gravité : « Non, non, mon enfant, je n'en ferai rien, il faut le laisser libre d'agir selon ses impressions : épargnons-nous pour plus tard la douleur de le voir triste et contraint auprès de nous. Laissons au temps et à l'expérience le soin de dessiller ses yeux ; gardons-nous de lui apprendre notre
changement de fortune ; il ne faut devoir son retour qu'à sa tendresse, et au complet désenchantement des vanités qui se partagent son cœur. »
Source : Gallica

Césarie Farrenc Ambition et simplicité (Nouvelle édition… (1850)

Oui, César, je renfermais dans mon cœur, comme en un sanctuaire, toute pensée de Dieu; il était en effet bien misérable, bien insensé , cet orgueil qui m'obligeait à taire tout ce qu'il y avait de grand , de bon , de vertueux dans mon âme, pour me mettre au niveau de gens pervers et corrompus. Mais tel est le malheur qui résulte du contact avec une société vicieuse, qu'à force d'étouffer toutes les voix de notre cœur, qui nous avertissent que nous marchons vers un abîme, nous finissons par nous
laisser entraîner, par nous habituer au vice, et que nous sommes à jamais perdus.
Source : Gallica

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