Résumé

Catherine Woillez Léontine et Marie, ou Les deux éducations… (1843)

« Je me contenterai, dit-elle, de prier Dieu chaque jour de l'éclairer, de nous la ramener digne encore de l'affection que je ne puis me défendre de lui conserver.
— Oui, ma bien-aimée, répondit madame de Vardreck, oui, prie avec ferveur pour cette pauvre égarée : tôt ou tard le Ciel exaucera tes vœux; il n'est jamais sourd aux prières d'un cœur aussi pur que le tien. »
Quelle que fût cette espérance, Marie n'en conserva pas moins intérieurement une peine très-vive d'être si près de l'amie de son enfance
et de ne pouvoir la serrer dans ses bras.
Source : Gallica

Catherine Woillez Léontine et Marie, ou Les deux éducations… (1843)

« N'ouvriras-tu donc plus ton cœur à celle qui t'aime? Pourquoi ce redoublement de tristesse que je remarque en toi depuis notre réunion? Aurais-tu quelque nouveau chagrin que tu voulusses me laisser ignorer? Ah ! ce serait méconnaître ma vive sollicitude. Ne sais-tu pas qu'entre nous tout doit être commun, que tous mes vœux ne tendent qu'à rendre le calme à ton âme par les témoignages de ma tendre amitié? »
Après ces mots, Marie s'arrêta, et son regard expressif, fixé sur celui de madame de Verseuil, chercha à y démêler les pensées qui l'agitaient; elle n'y vit qu'un profond abattement.
Source : Gallica

Catherine Woillez Léontine et Marie, ou Les deux éducations… (1843)

Cherchant donc à se conformer à la faiblesse ainsi qu'à la mobilité de cet âge, madame de Vardreck n'attendait pas que Marie se montrât fatiguée d'une leçon quelconque ; elle l'obligeait à mêler à ses études des jeux et des exercices propres à développer ses forces comme à lui donner d'utiles distractions.
Non moins attentive à former sa raison et son cœur, elle avait soin de n'exprimer jamais devant elle que des idées justes; elle s'attachait
surtout à lui faire aimer la vérité et à lui donner le mépris de toute dissimulation.
Source : Gallica

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