Jean Baptiste Horemans

Résumé

Jean Baptiste Horemans Marie, ou Piété et résignation (1843)

Sophie s'efforçait de cacher son chagrin à son amie, craignant d'affaiblir son courage; mais, au moment de la quitter, elle ne put retenir ses larmes et des sanglots étouffèrent les derniers mots qu'elle voulait lui adresser.
Marie, devenue plus ferme, lui dit enfin: - Je pars, ma Sophie, mais mon cœur sera toujours avec toi ; chaque jour, comme nous en avions ici contracté la douce habitude, et lorsque l'heure de nous réunir sera venue, adresses à Dieu la prière de l'amitié, de mon côté tu ne seras point oubliée.
Source : Gallica

Jean Baptiste Horemans Marie, ou Piété et résignation (1843)

Marie parut au milieu d'eux comme range de la réconciliation. Elle était connue de la plupart des mineurs qui avaient eu
souvent leur part dans ses bienfaits.
A son approche toute discussion cessa ;
un silence profond remplaça le brouhaha qui tout-à-l'heure interrompait la solitude du petit bois. Par un mouvement spontané chacun se lève et lui fait un profond salut.
Elle jette sur eux un regard rapide et voit que toutes ces figures noires n'expriment que le respect le plus profond.
La vierge de Cour! la vierge de Cour!
Source : Gallica

Jean Baptiste Horemans Marie, ou Piété et résignation (1843)

Un cri déchirant couvrit la voix du marquis et Marie vint, mourante, tomber aux pieds de son père. Ses regards tendrement fixés sur lui, et où se peignait l'amour mêlé de douleur semblaient lui dire : « Mon père, n'avez-vous pas une fille qui vous aime à protéger? N'avez-vous pas une âme destinée au bonheur de l'éternité?. »
Le comte avec son âme de fer ne. put résister à ce langage muet de la piété filiale; il releva sa fille, la pressa sur son
cœur en l'assurant, les yeux humides, qu'il vivrait pour elle
Source : Gallica

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