“ « Mon bon Gervais, ma bonne Claire, je vous en prie, laissez-vous voler. Il y va de la tranquillité de ma maison. Donnez cette dernière joie à mon beau-père, de croire que lui seul a eu raison toujours, et que nous n’avons jamais été que des imbéciles ! — Oh ! tout l’argent qu’il voudra, répondit Gervais en riant. Elle est, du reste, un déshonneur pour le domaine, cette enclave qui le balafre comme d’une cicatrice de pierres et de ronces. Il y a longtemps que nous le rêvons sans tare, roulant sans obstacle ses moissons sous le soleil. Chantebled peut payer sa gloire. » ”
Gervais
Définition et enjeux
Le nom de Gervais apparaît comme un personnage récurrent dans la littérature du XIXe siècle, incarant souvent des tensions morales ou sociales. Ainsi, Jules Mary le présente comme un manipulateur impliqué dans des intrigues dramatiques, tandis qu'Émile Zola le fait figurer dans un contexte familial, marqué par des enjeux économiques.
George Sand, quant à elle, le montre comme un guide pratique, illustrant sa diversité narrative. Ces approches variées révèlent un personnage à la fois ambigu et central dans les récits qui l'entourent.
Citations sur “Gervais”
Jules Mary,
Les dernières cartouches : grand roman dramatique
(1902-1905)
“ Et Gervais assistait à cette chasse!. Pour Godefroy, pas un doute L'homme qui a tué le lieutenant d'Autremond, c'est Gervais! Mais si le comte a frissonne, si brusquement il s'est mis à trembler comme un enfant, c'est qu'un horrible soupçon a surgi à sa pensée. - L'homme qui a fait tuer Marcelle, pour que lui, Godefroy, fût accuse de cette mort, n'est-ce pas Gervais ? Derrière le bois, on entendait encore, mais presque indistinct : Retournons-y, la belle, Cent écus vous aurez. - Ni pour cent, ni pour mille. Jamais vous ne m'y raurez. C'est un temps bien plaisant Que de vivre sans amant. ”
Jules Mary,
Les dernières cartouches : grand roman dramatique
(1902-1905)
“ C'est ainsi que Gervais, avec adresse et persévérance, entretenait la haine de Marie-Jeanne contre le comte de Lantenay. — N'en parlons plus, ajouta-t-elle. Cet homme aura abrégé ma vie d'au moins dix ans. Quand je suis ici, toute seule, je n'y pense jamais sans frémir. Quelle série de fatalités s'est abattue sur la Gloriette depuis la mort terrible du baron d'Aulremond! Gervais devint blême et, pour cacher son trouble, il dit en détournant la tête : - En ce monde, chacun récolte ce qu'il sème. Le comte ne tardera pas à s'en apercevoir. ”
