Résumé

Portrait de Jules Mary Jules Mary Les dernières cartouches : grand roman dramatique (1902-1905)

Godefroy avait tout entendu.
Pas un mot de Berthe ou de Gervais qui ne fût entré dans son cerveau et dont il ne dût se souvenir éternellement.
Et malgré son énergie d'homme, son bon droit, son innocence; malgré son amour, malgré son passé, malgré tout, il restait effaré et tremblait.
Il tremblait devant une accusation qu'il voyait se dresser devant lui, tôt ou lard.
L'accusation d'avoir fait disparaître Marcelle!
De l'avoir tuée !.
Mais ce qui le faisait trembler aussi, c'était l'horreur que ressentent les hommes même les plus forts devant quelque bête immonde.
Source : Gallica

Portrait de Jules Mary Jules Mary Les dernières cartouches : grand roman dramatique (1902-1905)

Elle ne sait pas, Marcelle, que ce sont des sanglots d'une joie inouïe, d'une joie Irop forte pour cette vieillesse, d'une joie dangereuse et mortelle.
Elle ne voit que ces larmes.
Ces larmes, c'est elle qui les fait verser.
Alors, elle dit faiblement: —Pardon! pardon!
Et dans ses grands bras qui serrent convulsivement, Marie-Jeanne sent tout à coup fléchir le corps délicat.
La tête se penche, étrangement pâlie, sur la poitrine.
Les lèvres, entr'ouvertes, n'ont plus de souffle. C'est une morte, vraiment on le dirait, — une morte qu'elle étreint.
Source : Gallica

Portrait de Jules Mary Jules Mary Les dernières cartouches : grand roman dramatique (1902-1905)

Les plus grands crimes ne sont pas ceux qui versent le sang. Et il a été envers moi criminel. »
Tourland balbutiait : — Tais-toi, tais-toi. rien de tout cela n'est vrai !
Gervais n'en tint pas compte : — « Je n'ai, grâce à lui, rien à te laisser en héritage, mon enfant, rien, si ce n'est ma haine. Je te lègue ma haine. Prends-la, accepte-la.
Qu'elle soit ta vie et ta religion. C'est ton père mourant qui te l'ordonne, Gervais, et nul autre que moi n'a le droit de se dire ton père! »
Source : Gallica

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